18e Printemps des poètes à Vence

Avec le lycée Matisse
la poésie s’affiche et (se) déchire


Osez la Place du Grand Jardin et la poésie.
Osez la poésie affichée sur la Place du Grand Jardin.


Les lycéens de notre ville y produisent un exceptionnel travail, une approche moderne et déchirante, parfois déchirée, de la poésie contemporaine.


Ces élèves de 1ère Littéraire ont bien entendu la fibre poétique, mais ils ont su l’exploiter avec originalité et avec une imagination débordante pour participer à cette 18ème édition du Printemps des Poètes.


Avec leur professeur d’Arts Plastiques ils ont mis en oeuvre une idée de M. Anthony
Thiberguen, professeur d’Histoire mais également membre de l’association Podio qui oeuvre depuis des décennies pour rendre visible la poésie.


Madame Dehorter a donc étudié avec les élèves de cette section la culture de l’affiche, de l’affiche politique notamment et, plus spécialement, celle qui a fleuri en mai 68. On écrivait alors sur un papier élémentaire, on posait n’importe où les productions revendicatives, et l’imagination était au pouvoir.


La colle se faisait avec de la farine, et l’ensemble fleurissait sur le mode trash aux quatre coins des rues. “Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi.”


En partant de cette source germinative professeur et lycéen(ne)s ont créé des affiches qui viennent se planter au coeur du Printemps des Poètes. Comme pour saluer la venue de Réné de Obaldia, voici un “geai gélatinant”. Plus loin l’amour explose en italien “Ti amo”.


Ces interventions graphiques et poétiques témoignent d’une grande culture. Elles
s’approprient les textes, les détournent, les insèrent dans un ensemble créatif, festif.


L’ensemble exposé sur la Place centrale accroche l’oeil, incite à la lecture et fait la jonction entre la cité et le lycée.


Ainsi va la vie d’une ville, avec du liant, avec des liens jetés entre la population et sa
jeunesse,

entre la portée graphique et l’élan poétique

entre un lieu de savoir, d’acquisition de la culture et l’agora, entre les générations,

la culture faisant la jonction.


Que vive ainsi la poésie.
Qui, finalement, n’est rien d’autre que “l’émerveillement, et les moyens de dire cet
émerveillement”.


Pour Vence-Info-Mag

Yves Ughes

Les discours

 René de Obaldia Doyen de l'Académie Française

affiche 6-1
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affiches 8 (1)
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affiche 6-2
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affiche 6-2
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 Lecture des poèemes par l'Association PODIO

Innocentines
de René de Obaldia


Un recueil de poèmes en forme de bouquet perpétuel.


Si d’aventure il fallait lire un recueil pour se réconcilier avec la poésie, il faudrait sans conteste choisir celui-ci.


On passe le seuil en oubliant ses oripeaux d’adulte préoccupé par la domination du savoir et par le sérieux de l’homme responsable et par la gravité de celui-qui-doit-assurer.


Le recueil est de la sorte sous-titré Poèmes pour enfants et quelques adultes.
Nous voici donc prévenus, si nous voulons faire partie des invités susceptibles d’entrer dans ces textes, il nous faut laisser au vestiaire notre âge et retrouver le “vert paradis des amours enfantines”.


Et c’est un feu d’artifice, chaque page semble être un bouquet final, mais la suivante prend le relai pour plus de délire encore.


René de Obaldia, parrain de ce 18 ème Printemps des Poètes à Vence, doyen de l’Académie Française (pas de quoi s’en vanter, se plaît-il à souligner…et pourtant…) met en oeuvre dans ce recueil une joie jubilatoire, une exploration des possibilités offertes par la langue qui communique d’emblée et spontanément le goût des mots et la surprise de leur assemblage.

 

Tout pourrait commencer par des jeux de mots, conçus à partir des prénoms :
Charlotte
Fait de la compote


Bertrand
Suce des harengs


ou bien à partir des villes


A Buenos Aire
Faut un révolver


A Berlin
Faut pas s’tromper de train.


Très vite cependant, un mot tirant l’autre, on arrive au coeur même du mystère, du trouble causé par le fait de parler, par l’insolite de l’écriture.


On passe alors par le Zizi Perpétuel. On y croise Pétronille, Vespasien et Sainte Ratatouille.


Il ne faut surtout pas manquer Les Cuisses de Colette. Un vrai régal de sensualité mêlé à une culture de la dérision, un érotisme latent décliné au gré d’une messe.


Dommage que Colette
Soit pas très belle en haut.
Mais qu’importe la tête
Quand le bas donne chaud.
(…)
Ite missa est.


On l’aura compris, avec René de Obaldia, la poésie c’est la vie, en action, en fusion, en délires, en folie.


Une danse des mots qui donne un salutaire tournis.


Innocent ou Comptines ?
Faites la fusion,
lisez Innocentines.
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Pour Vence-Info-Mag.
Yves Ughes.

Obaldia Helene
Obaldia Helene

Obaldia Sylvie
Obaldia Sylvie

Yves et de Obaldia
Yves et de Obaldia

Obaldia Helene
Obaldia Helene

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Yves et de Obaldia
Obaldia Helene
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Obladia Claude
Obaldia Sylvie
Obladia
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Innocentines
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Affiches 4
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Affiches 4
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Le 26 mars 2016

Passage Cahours
« Babel Heureuse »

La tour de Babel a été popularisée par la peinture de Bruegel. Son  existence est attestée par l’archéologie. D’après le récit biblique,  Dieu décide de « confondre » les langages pour punir les hommes et  crée ainsi la diversité des langues. Babel est le symbole du  multiculturalisme sur la terre. Mais les hommes de bonne volonté  parviennent à surmonter leurs incompréhensions et entrent dans un  échange authentique. Qui mieux que les poètes parlent à nous tous, en  ce printemps qui leur est consacré, et nous réunissent tous pour  cette « Babel Heureuse ».

Les poèmes sont lus dans leur langue originale et nous révèlent leur  musicalité. Ils sont traduits pour ceux qui ne possèdent pas la  langue exprimée, ainsi il est lu en Italien, en tunisien, en anglais,  en suédois, en allemand, en espagnol, en français …

Pour commencer et rendre hommage à Bruxelles, un poème de jacques  Brel : « chez ces gens-là », que les plus anciens connaissent  puisqu’il l’a mis en musique, est lu à deux voix  par Yves Ughes et  Anthony Thibergen.

Chacun s’y met, lecteurs de Podio, amateurs et créateurs de poésie,  les timides font lire leur œuvre …

Le délégué à la culture de Vence, Jacques Vallée, ose « les cuisses  de Colette » :  poème un peu leste et jubilatoire de notre Grand  Homme René de Obaldia  invité de ce 18e Printemps des Poètes !

Neruda, Prévert, Castoriadis, Abdellatif Laâbi, Eluard, et d’autres  encore se succèdent …

La poésie est joie, vivacité, spontanéité … Une petite fille de  quatre ans environ, perchée sur une chaise face au micro nous  subjugue par son assurance et sa voix sonore qui enchante le Passage  Cahours, elle nous donne à entendre : « Liberté »  un enchantement de  tendresse, elle se tourne vers sa maman à chaque strophe et nous  
donne le texte sans erreur !  Un ange est à nouveau passé par là !

En conclusion de cette matinée, une Colombienne de Vence nous lit un  poète grec, et dit son admiration pour le berceau de notre culture.Cette « Babel Heureuse » se révèle d’une grande portée culturelle et  d’un grand moment d’émotion international et poétique !!

Joy

Le 20 mars 2016

A la Salle des Meules,

Quand les mots travaillent à l’embellie

 

Dans la discrétion, la poésie se pose dans la salle des Meules ; on la saisit avec son écho musical, et l’ensemble prend sa forme achevée, installée sous une voûte qui s’offre désormais comme deux mains se rejoignant.

 

Julie Saint André sait cultiver le verbe et l’Ensemble Temps da Vence*, dirigé par Maurizio Lozano, se plaît à réagir aux mots. Cette manifestation inscrite dans le Printemps des Poètes de notre ville a confirmé le cap fixé : ouvrir la poésie au plus grand nombre, tout en la portant à un réel niveau d’exigence.

La voix de Julie Saint André s’offre à la fois comme mélodieuse et retenue, son phrasé se met au service des textes, avec subtilité.

Et les vers surgissent dans leur mystère et leur paradoxe : “La nuit d’un jour blessé”. Et voici que la musicalité traverse la scène tant par les instruments - flûtes, piano, violon et violoncelles, clarinette- que par les mélodies propres à la langue. “Nous travaillons à l’embellie”. Venu du fond du Sud, l’Espagnol passe par là, comme en voisin généreux.“

“Je serai la flamme et l’envie”. Les courbes sonores et la verticale des phrases dessinent une fougue lancinante et suscite un envoûtement effleuré, esquissé, finalement affirmé.

Ainsi va le Printemps des Poètes, dans la qualité, mais dans la diversité des tonalités et des accents.

“les mots dans l’attente d’une nuit moins sage”. Elles arrivent ces nuits, et nous les partagerons dans la joie de la création.

Dans la forme d’une ville.

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Yves Ughes.

Pour Vence-Info-Mag

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Ensemble Temps da Vence :

Flûtes : Corinne Zizzari - Jeanne Zurfluh

Clarinette : Sylvie Orengo

Piano : Janine Hoedemaker

Violon : Nadia Mahfoud

Violoncelles : Célia Féraud - Odile Algrain.

Le 5 Mars   

 René de Obaldia à Vence-Cultures   

 

Dans le cadre du Printemps des Poètes 2016, l'invité d'honneur est René de Obaldia, académicien, poète, romancier et aussi dramaturge.

Quel honneur pour notre ville : un si grand homme, malicieux, souriant, pétillant, intelligent, une parole gentille pour chacun. Quelle jeunesse à 97 ans et demi.

La Compagnie de l'Observatoire a choisi pour lui rendre hommage un extrait de son autobiographie «  Exobiographie » juste au début « Je renonce à Satan » , la prestation a plu à René qui s'est élancé sur scène pour féliciter les interprètes. Il m'a même dédicacé un gros volume de son théâtre . Merci à notre nouvel ami d'être là.              

La Courge

Le 4 mars 2016
UN MOMENT DE GRÂCE

Jean Pierre Siméon, venu à Vence le 9 mars pour la distinction «  Ville en poésie » qui honore notre ville, écrit dans son essai : « La  vitamine P :  la poésie, pourquoi,, pour qui, comment ? » :  suggère  de dépasser la pédagogie du « par cœur » pour faire du poème un acte  fondateur du quotidien ».

Ainsi la « RENCONTRE » de RENE de OBALDIA avec les élèves de la  classe de madame Benkada à l’école du Suve.  Les jeunes enfants de CP  et de CE1 avaient préparé la venue du « grand poète et écrivain, doyen de l’ Académie Française » par un atelier d’écriture animé par Yves Ughes. Ils ont écrit à « la façon de ».

C’est avec l’excitation joyeuse de cet âge créatif et non encore  formaté, qu’ils ont lu leurs poèmes « obaldiens » plein de fraîcheur,  retranscrits sur papier. René de Obaldia, 97 ans, en a écouté et lu  quelques uns, et n’a pas tari de compliments à l’audition de ces  
fulgurances enfantines, lui l’auteur des « Innocentines ».

Des questions sur son âge : « tu es né en 1918 ? »  « Je ne l’ai pas fait exprès ! », son travail d’écriture …  ont suivi les lectures.   Madame Benkada très impliquée dans cette matinée a dit : « une  dernière question ? » : une petite blonde a levé le doigt, et  déclaré : «Comme monsieur, tu es vraiment gentil » …. Un ange passe …

Les élèves d’une autre classe sont venus dire de mémoire un poème,  René de Obaldia, très ému, a remercié tous les enfants ( les «  zinfants » comme il le dit parfois). Ces derniers sont heureux  d’avoir pu parler durant quelques instants inoubliables avec ce grand  poète, toujours disponible, facétieux et génial !  Un moment de  grâce ! …

Il est à souhaiter que les ateliers de poésie soient plus nombreux  dans les écoles, les enfants sont conscients du pouvoir des mots et  ils nous étonnent par leur créativité qui ne demande qu’à être révélée.

Le « Printemps des Poètes » 18e manifestation nationale en mars,  donne de la visibilité à la poésie trop souvent éloignée des  priorités éducatives.

Joy

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"La ville d'à côté", chanson extraite de "Sérénade en mots mineurs", spectacle qui sera donné le dimanche 20 mars à la salle des Meules de Vence à 18 heures, dans le cadre du Printemps des Poètes 2016 (entrée libre).