Vence

 

Mars 2016

Le 30 mars 2016

Vence perd un ami cher

 

Ce 30 mars 2016, à midi, a été annoncée la mort de Gian Maria Testa ; une tumeur l’a emporté.

C’était un ami de Vence et cette mort me bouleverse.

Nous perdons un ami cher, un artiste de qualité qui savait lier l’exigence poétique à la volonté éthique.

Il est venu une première fois aux “Nuits du Sud” et a connu un réel succès sur la Place du Grand Jardin. Mais cette soirée l’a laissé perplexe : il se trouvait déplacé face à une si grand foule, comme si son art demandait plus de confidentialité, plus d’intimité.

Il est donc revenu, mais dans un autre cadre : celui de la Salle des Meules dont le format était plus adapté à son mode d’expression. En ces temps où le spectaculaire a toujours tendance à l’emporter, en ces temps où le “toujours plus” l’emporte, cette démarche mérite d’être soulignée et appréciée.

Nous avions pu -nous étions une soixantaine- apprécier son phrasé chaleureux et la force de ses mots. Du bonheur murmuré, de l’émotion retenue. Des chansons faites de splendeurs suggérées.

Et puis nous avions pris un verre ensemble, telle était la formule qu’il avait voulue. Nous avions parlé Piémont, Cuneo, et toutes les saveurs de cette région faite de saveurs, de luttes, de sillons et de labeur.

Il disait tout, en lissant sa moustache, drue comme un épi de maïs.

Entre deux chansons, il disait le sort des “migrants”, en soulignant que pour les Italiens les accueillir était bien le moins, le moindre des devoirs. Car les migrants du XX ème siècle étaient italiens. Et que les plus grandes villes italiennes se trouvent hors de la péninsule, Buenos Aires par exemple.

Dans le Piémont on boit des verres, au fond des gargotes, entre joie et mélancolie, entre le Mont Viso et la descente vers la mer.

Gian Maria Testa a porté en lui cette chaleureuse amitié, il nous l’a transmise dans l’entrelac des verres partagés, des mots généreux mis sur les cordes de sa guitare.

Ce soir, Vence a perdu un ami cher.

Je retrouve la date de sa venue aux Meules : le 29 juillet 2014.

Et sa dédicace sur la pochette du disque.

Dont le titre n’en finit pas d’envahir l’espace : Solo dal vivo.

Ciao, Amico caro. On se reverra, Dentro la tasca di un qualunque mattino. Dans la poche d’un quelconque matin.

 Pour Vence-Info-Mag.

Yves Ughes.

Fêtes de Pâques à Vence

Les 26, 27 et 28 mars 2016

Les Fêtes pascales, loungo maï !

 

Vence fête le 89ème anniversaire de l’élection de la Reine de Vence. Rappelons que la première Vençoise a avoir reçu sa couronne était Rose Cousin en 1922. Son prénom a inspiré la municipalité d’alors à mettre en avant les fleurs et le corso est devenu fleuri.

 

Trois journées au cours desquelles les activités sont nombreuses : l’organisation bien entendu, mais aussi la sécurité, la fabrication des chars, les cérémonies officielles telles que messes, processions, danses provençales et le couronnement de la reine 2016, Laetitia et ses deux demoiselles d’honneur Allison et Agnès. Une "première" cependant cette année puisqu'en effet Laetitia, Allison et Agnès reçoivent pour la deuxième année consécutive leur écharpe. En effet, faute de candidature d'un nouveau trio de jeunes Vençoises, les élues de l'année dernière ont été reconduites dans leurs fonctions pour leur plus grande satisfaction… Et celle des Vençois !

 

Au cours de ces trois journées, les moments les plus importants sont le samedi soir avec le Bal de la Reine, animé par un récital de chansons françaises interprétées par Françoise Miran, la maman de l’élu Patrice Miran bien connu des Vençois . Le dimanche matin, la messe de Pâques à 9h00, suivie de la Danse de la souche et du couronnement de la reine. Puis, les musiciens et danseuses parcourent les rues de la ville pour un hommage aux provençaux célèbres... Mais la pluie en ayant décidé autrement, les danses ont eu lieu dans la salle du conseil municipal en mairie. Enfin, l’après-midi, alors que la pluie tombe sur la place du Grand Jardin, les danses provençales se font au gymnase Dandréis.

 

Le lundi matin, la procession en hommage aux deux Saints vençois, Saint Lambert et Saint Véran, jusqu’au plateau Saint Michel  où le Père Gibelin célèbre la messe en plein air. Et, l’après midi le corso fleuri s’élance dans les rues pour le plaisir des touristes et Vençois venus nombreux pour admirer le travail des associations et familles avec, cette année encore, des chars splendides sur lesquels les enfants joyeux s’amusent à jeter des confettis sur le public et les personnalités.

 

Enfin la journée s’est terminée par la remise des prix à la salle Falcoz où l’ambiance sera particulièrement festive.

 

Bravo et merci à tous, et loungo maï !

Marcel Orengo

Le bal de la Reine avec la chanteuse Françoise Miran...

Un sacré phénomène que Françoise Miran qui n'est autre que la maman de notre adjoint à l'environnement ( les chats ne font pas des chiens ! ).

Des étoiles plein les yeux après cette soirée follement dynamique et gaie.

Nos petites reines restent celles de l'an passé, pour la première fois de l'histoire de notre petite ville, faute de prétendantes. Elles rempilent avec plaisir et bonne volonté pour une année supplémentaire mais incitent les petites vençoises à se présenter l'an prochain car si l'on a tendance à dire " jamais deux sans trois", là ça ne sera pas le cas.

Le 26 mars 2016

Passage Cahours
« Babel Heureuse »

La tour de Babel a été popularisée par la peinture de Bruegel. Son  existence est attestée par l’archéologie. D’après le récit biblique,  Dieu décide de « confondre » les langages pour punir les hommes et  crée ainsi la diversité des langues. Babel est le symbole du  multiculturalisme sur la terre. Mais les hommes de bonne volonté  parviennent à surmonter leurs incompréhensions et entrent dans un  échange authentique. Qui mieux que les poètes parlent à nous tous, en  ce printemps qui leur est consacré, et nous réunissent tous pour  cette « Babel Heureuse ».

Les poèmes sont lus dans leur langue originale et nous révèlent leur  musicalité. Ils sont traduits pour ceux qui ne possèdent pas la  langue exprimée, ainsi il est lu en Italien, en tunisien, en anglais,  en suédois, en allemand, en espagnol, en français …

Pour commencer et rendre hommage à Bruxelles, un poème de jacques  Brel : « chez ces gens-là », que les plus anciens connaissent  puisqu’il l’a mis en musique, est lu à deux voix  par Yves Ughes et  Anthony Thibergen.

Chacun s’y met, lecteurs de Podio, amateurs et créateurs de poésie,  les timides font lire leur œuvre …

Le délégué à la culture de Vence, Jacques Vallée, ose « les cuisses  de Colette » :  poème un peu leste et jubilatoire de notre Grand  Homme René de Obaldia  invité de ce 18e Printemps des Poètes !

Neruda, Prévert, Castoriadis, Abdellatif Laâbi, Eluard, et d’autres  encore se succèdent …

La poésie est joie, vivacité, spontanéité … Une petite fille de  quatre ans environ, perchée sur une chaise face au micro nous  subjugue par son assurance et sa voix sonore qui enchante le Passage  Cahours, elle nous donne à entendre : « Liberté »  un enchantement de  tendresse, elle se tourne vers sa maman à chaque strophe et nous  
donne le texte sans erreur !  Un ange est à nouveau passé par là !

En conclusion de cette matinée, une Colombienne de Vence nous lit un  poète grec, et dit son admiration pour le berceau de notre culture.Cette « Babel Heureuse » se révèle d’une grande portée culturelle et  d’un grand moment d’émotion international et poétique !!

Joy

Le 26 mars 2016

« NE LAISSONS PAS LE MONDE AUX ASSASSINS DE L’AUBE »

C’est avec cette admirable citation du poète Aimé Césaire que le  maire de Vence, M. Loïc Dombreval a conclu l’émouvant rassemblement  du conseil municipal et des vençois place Clemenceau.

Chacun a voulu manifester sa solidarité et rendre hommage aux  victimes des attentats de Bruxelles. «  … attaquer Bruxelles c’est   attaquer l’Europe, mais aussi le monde … 40 nationalités sont  touchées … Ne cédons pas à la terreur et à la haine, ce que  recherchent les fanatiques … détruire l’idéal démocratique …

M. Dombreval a égréné la sinistre liste des villes agressées, à  laquelle s’ajoute aujourd’hui Lahore : Paris – Bamako – Tunis –  Istambul – Saint Bernardino – Bagdad – Le Caire … Et chacun de  craindre que cette énumération bouleversante, ne soit pas close, nous  sommes en guerre …

M.le Maire rappelle que 36 Belges sont inscrits sur les listes  électorales de la ville de Vence. Le  mardi 22 mars devait être une  journée importante pour la vie démocratique belge … Mais tout cela  s’est volatilisé vers 8h puis vers 9h avec les explosions à  l’aéroport et dans le métro : Bilan 35 morts quelques jours après ….

Une vieille dame Bruxelloise a demandé la reproduction du drapeau  Belge que beaucoup de participants tenaient en hommage.

                                             IK BEN BRUSSEL
                                            JE SUIS BRUXELLES
                                                                        
Joy

Le 25 mars 2016

« Comment nourrir l’avenir ? »

 

Un titre en forme de questionnement pour un film de Kevin Garreau, en collaboration avec Claude Aubert, ingénieur agronome et auteur de plusieurs ouvrages dont « Le potager biologique » et « Faut-il être végétarien ? ». Ce film est présenté par deux associations, « L’écologie pour Vence » et « Papilles et santé », ce vendredi à la Villa Berthe. Il pose des questions judicieuses sur les conséquences de nos pratiques alimentaires, pour notre santé et notre environnement. 7 milliards de consommateurs aujourd’hui sur la planète, et 9 milliards dans 20 ans.

 Dans les pays riches la nourriture est carnée à environ 70 pour cent. Mais rien à voir, pour ne parler que des bovins,  avec la vision pastorale de l’animal dans son champ comme nous montrent aujourd’hui les publicités pour le fromage ou le lait. Après-guerre, les petites exploitations familiales ont disparu, remplacées par des sols de culture intensive, nourris d’herbe ou de graminées traitées aux pesticides que l’on retrouve dans le lait et dans la viande.  Pour les légumes et les fruits ce n’est pas mieux. Obtenus par une culture intensive sur un sol enrichi de phosphates, et là aussi de pesticides divers. De plus les fruits et légumes sont traités entre 6 et 12 fois avec des produits pour assurer une bonne conservation et un bel aspect. Résultats : cancer du côlon et maladies cardio-vasculaires diverses.

Par ailleurs le gaspillage de la nourriture atteint dans les pays riches plus de 30 pour cent. Et il faut ajouter la pollution par les emballages de produits de consommation. La culture biologique se développe depuis quelques années, mais les produits restent chers contrairement au produits courants qui, eux, bénéficient d’aides de Bruxelles, et s’offrent à moindre coût. En conclusion, ce film nous incite à prendre notre avenir en main par de bonnes habitudes, et présente le végétarisme comme une alternative plausible.

Raymond ARDISSON

 

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Le 20 mars 2016

A la Salle des Meules,

Quand les mots travaillent à l’embellie

 

Dans la discrétion, la poésie se pose dans la salle des Meules ; on la saisit avec son écho musical, et l’ensemble prend sa forme achevée, installée sous une voûte qui s’offre désormais comme deux mains se rejoignant.

 

Julie Saint André sait cultiver le verbe et l’Ensemble Temps da Vence*, dirigé par Maurizio Lozano, se plaît à réagir aux mots. Cette manifestation inscrite dans le Printemps des Poètes de notre ville a confirmé le cap fixé : ouvrir la poésie au plus grand nombre, tout en la portant à un réel niveau d’exigence.

La voix de Julie Saint André s’offre à la fois comme mélodieuse et retenue, son phrasé se met au service des textes, avec subtilité.

Et les vers surgissent dans leur mystère et leur paradoxe : “La nuit d’un jour blessé”. Et voici que la musicalité traverse la scène tant par les instruments - flûtes, piano, violon et violoncelles, clarinette- que par les mélodies propres à la langue. “Nous travaillons à l’embellie”. Venu du fond du Sud, l’Espagnol passe par là, comme en voisin généreux.“

“Je serai la flamme et l’envie”. Les courbes sonores et la verticale des phrases dessinent une fougue lancinante et suscite un envoûtement effleuré, esquissé, finalement affirmé.

Ainsi va le Printemps des Poètes, dans la qualité, mais dans la diversité des tonalités et des accents.

“les mots dans l’attente d’une nuit moins sage”. Elles arrivent ces nuits, et nous les partagerons dans la joie de la création.

Dans la forme d’une ville.

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Yves Ughes.

Pour Vence-Info-Mag

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Ensemble Temps da Vence :

Flûtes : Corinne Zizzari - Jeanne Zurfluh

Clarinette : Sylvie Orengo

Piano : Janine Hoedemaker

Violon : Nadia Mahfoud

Violoncelles : Célia Féraud - Odile Algrain.

le 12 mars 2016

 

La sixième étape de Paris-Nice

 

Samedi 12 mars, le Paris-Nice traversait le bassin vençois. Amateurs de cyclisme, supporteurs et curieux de passage s’étaient rassemblés le long du parcours pour voir passer la « course vers le soleil » qui, cette année, méritait bien son surnom. Les automobilistes, bloqués par les embouteillages, se sont joints, bon gré mal gré, aux spectateurs. 

Reconnaitre les concurrents s’est avéré ardu, ces sportifs de très haut niveau ayant traversé à un train d’enfer les communes de Saint-Jeannet, Vence et Tourrettes-sur-Loup. Mais des passages difficiles les attendaient plus loin dans cette étape les menant à La Madone d’Utelle.

Isabelle et Jean Seguin

 

Le 12 mars 2016

Des bébés comme s'il en pleuvait

 

Léo, Timéo, Diego, Tom, Lina, Lisa, Ness, Zoé, Céleste, Justine, Jade, Iris, Loïc, Lily-Rose.... et bien d'autres sont venus ce matin en mairie pour la "Cérémonie des Nouveaux Bébés Vençois" nés en 2015. Au total 160 bébés pour ce cru dont 77 filles et 83 garçons, trois couples de jumeaux, et trois petites filles nées à Vence, Soumaya, Blanche et Camille.

Loïc Dombreval, maire de Vence, entouré de Cathy Le Lan, adjointe déléguée à la famille, l’enfance, la jeunesse, l’éducation et la politique de la Ville, Christine Faity, adjointe déléguée aux sports, vie associative et jumelage, Camille Bonhomme, conseillère municipale en charge de la petite enfance et Simon Pégurier représentant Anne Sattonnet, conseillère départementale et première adjointe, a félicité les parents et rappelé les services qui étaient mis à leur disposition, certains en collaboration avec les allocations familiales et, bientôt, le guichet unique. Chaque enfant s'est vu remettre un cadeau sous la forme d'un livret à mettre à jour au fil du temps... un peu de travail pour les parents !

Pendant l'intervention du maire certains de ces tout-petits ont poussé la chansonnette comme Soumaya ravie, semble-t-il, d'être mise à l'honneur et sur laquelle nous fermons notre vidéo. Un peu plus loin, Marius avalait son bibi sous le regard bienveillant de son jumeau Frédéric.

Nous souhaitons une vie heureuse à tous ces enfants et leurs parents.

Marcel Orengo

Le 12 mars 2016

"Je suis un voyageur"

 

Pendant que la municipalité célébrait les "Nouveaux Bébés Vençois", Aurore Marguin (illustratrice) et Laurence Fey (auteur) dédicaçaient leur ouvrage pour les tout-petits "Je suis un voyageur".

Le titre du livre pose le contenu : évoluer, bouger, grandir au jour le jour en dessinant, collant, écrivant son histoire.

Les deux complices nous expliquent d'où leur est venue l'idée et quels objectifs elles visent.

A découvrir.

Alors ? Partons pour un long et doux voyage...

Marcel Orengo

Le 11 mars 2016

Conférence de Luc Thevenon a la Médiathèque

Lieux très insolites des Alpes maritimes

   Lieux très insolites des Alpes maritimes : de la Main de Fatma à la Revue Nègre, et autres. Cette revue nègre, il faut en voir la représentation sur les murs du lieu-dit « Cabanes vieilles », partie de la ligne Maginot où les militaires tuaient le temps en dessinant des fresques, souvent avec talent, sur les murs de leurs chambrées. Revue qui avait eu son heure de gloire avec Joséphine Baker au Casino de Paris dans les années 30. La Main de Fatma, symbole porte-bonheur, se trouve à St Martin-d’Antraunes sur le mur d’un ancien atelier de tissage où des troupes Nord-africaines avaient cantonné. L’aspect insolite est gommé lorsque suit l’explication. Mais ces découvertes, souvent fortuites, interrogent au moins un instant le promeneur qui, faute d’explication, passe son chemin, quelques fois avec l’impression que l’aile de l’ange du bizarre cher à Jean Cocteau l’a frôlé un instant.

  Luc Thevenon nous prend par la main cet après-midi-là pour une promenade insolite à travers le département. Docteur en histoire et Conservateur en chef du patrimoine, nous sommes en de bonnes mains. Nous voila partis dans la vallée de l’Estéron et ses chapelles. À Bonson, une église perchée avec un triptyque dû à Antoine Brea représente plusieurs saints, dont Ste Gertrude. Il faut bien détailler cette dernière pour s’apercevoir que des taches brunes sur sa robe représentent des rats. Tout s’éclaire si, comme nous l’apprend le conférencier, cette Sainte était invoquée pour lutter contre les rongeurs, rats, souris et autres qui dévastaient les greniers à grains de nos ancêtres.

  A Châteauneuf-de-Grasse plusieurs familles avaient le privilège d’inhumer leurs morts dans le jardin de leurs domaines, ce qui nous vaut plusieurs monuments dont un particulièrement se remarque, conçu par le même architecte qui est à l’origine du monument aux Morts de Nice à Rauba Capeou. Plusieurs villas orientales insolites dans notre Provence se découvrent sur la côte. La plus proche de nous est à Gattières. Tende est la seule ville de France où un soldat étranger est figuré sur un monument aux morts. On comprend mieux si l’on sait que la ville, avec le village voisin de La Brigue, n’est rattachée à la France que depuis 1947, et était auparavant italienne.

   À Sospel un immense hôtel appelé Golf Hôtel se trouve dans les environs. Plus de golf, plus d’hôtel non plus d’ailleurs, seul le bâtiment reste et intrigue. Construit en 1907 par un Anglais, à son ouverture il proposait 80 chambres, un golf 18 trous, un billard, un tennis et une ferme modèle. Il fermera dans les années 30. D’autres lieux à découvrir dans une prochaine conférence, nous promet M. Thevenot. Avec grand plaisir.

Raymond Ardisson

Le 10 mars 2016

La nouvelle "marque" Vence

 

L'ancien logo - ou plutôt les anciens logos - de Vence, tant les imaginations sont, au fil du temps, allés bon train pour redessiner la tour jaune et bleue. On en compte pas moins d'une bonne douzaine sur Internet et autres affichettes.

Il fallait faire du ménage et redessiner un visuel moderne et unique puisque désormais protégé par la charte officielle et ses recommandations. "Un logo à lire et à regarder" comme le rappelle le maire. Réunir modernité et respect du patrimoine.

Internet signale la position des lieux sur une carte par un pointeur, ce pointeur est retenu comme symbole de la position centrale au cœur du pays vençois. Au milieu de ce pointeur, la tour de Vence désormais ornée de cinq créneaux rappelle les cinq entrées de la cité. Pour la couleur, un bronze clair, mélange d'or solaire et de verdure de nos belles collines. Les courbes de niveaux des cartes topographiques sont mises en valeur dans la nouvelle typographie composant le nom de la ville. Le texte de la légende rappelle à la fois les artistes venus nombreux chercher l'inspiration créatrice, mais aussi les premiers touristes, souvent de santé fragile, venus respirer-inspirer le bon air de la cité. Enfin, parce que l'eau est présente partout à Vence, elle sera le leitmotiv de la nouvelle légende : "Vence, source d'inspiration".

Voilà en quelques mots ce que le maire, Loïc Dombreval, et le concepteur Hervé Laroche, ont dévoilé cet après-midi lors de la présentation du nouveau logo, ou plutôt la nouvelle "marque de la ville".

Le public présent pose alors quelques questions, souvent personnelles - les goûts et les couleurs... - le maire rappelle les contraintes budgétaires et leurs conséquences. Le montant total de la facture s'élève à 20.000€. Tous les documents, papier entête, cartes de visites et autres fournitures continueront à être utilisés jusqu'à épuisement des stocks. Pas de gaspillage !

Sobriété et élégance ont été les qualificatifs employés par les Vençois venus assister à cette présentation. Quel sera l'avis général ?...

Marcel Orengo

Le 6 mars 2016

Féerie Celte et Ambiance Saloon

 

Ce spectacle avec les danseuses des Texas Girls entourées des chanteurs Marie-Eve et Yoann et des élèves du cours Cocâtre était organisé par Annie Petit au profit des pupilles des Sapeurs-Pompiers.

Deux tableaux pour cette soirée. Le premier nous emmenait dans la légende celte avec fée et divinité. Le second se situait dans le far-west coloré avec danses, chants et bagarre entre les "gentils" et les "méchants". Devinez qui a gagné ?!

Une soirée agréable qui se termine par un danse animée avec le public.

Bravo à tous ces bénévoles !

Marcel Orengo

 

 

Le 5 mars 2016

Lancement du Printemps des poètes 2016

 

 

 

le 5 mars 2016

 

JO White, détective pour rire

 

Un peu de rire dans ce monde morose. C’est ce qui inspire Alpha, signataire de la série dont il dédicaçait le 3ème volume samedi 5 mars à l’Espace Culturel Leclerc.

JO WHITE est une saga policière dans la veine du regretté San Antonio qui, au lieu du sacro-saint ‘Pantruche’ a préféré le cadre de notre Métropole azuréenne pour planter le décor. Ainsi les intrigues se déroulent dans et autour de Nice, de Fréjus à Menton avec quelques incursions dans la Capitale ou même chez nos voisins. Comme quoi on peut être chauvin mais pas sectaire.

Cerise sur la socca, l’éditeur est bien de chez nous puisqu’il se situe à Vence et répond au nom prometteur de ‘La Gauloise’, autant dire : tout un programme.

Et Jo White dans tout ça?

Pressé de nous en dire un peu plus, L’auteur nous indique: « Sous ce nom qui fleure bon le vieux polard américain, Jo est une fille. Et quand je dis fille, je dois préciser qu’il s’agit d’une superbe métisse née d’une mère africaine et d’un baroudeur français échappé de la bande do Bob Denard. Comme son père qu’elle retrouve par hasard à Nice, elle exerce le métier de détective. Ses armes  principales sont le charme et la séduction, plus un petit bijou africain, sorte de médaillon qui a la double vertu de décorer sont ‘esclavage’, et de devenir un projectile inattendu dans une main experte. Elle est entourée de Clotilde, une secrétaire boulimique qui manie son ‘ordinosaure’, Adrien, alias Didi pour les dames, beau gosse fils d’un parfumeur grassois et Murielle dont la bonne humeur à toute épreuve, la faconde peu commune et la boulimie sexuelle en font un personnage très attachant. Adrien, d'ailleurs, l'adopte assez souvent!

Voilà, c’est tout ce que je vous dirai. Si vous voulez en savoir plus, direction l’Espace Culturel, place du grand jardin!»

Ainsi parla Zara-Alpha, pseudonyme d’un vençois connu de certains d’entre nous pour être un homme de théâtre, grand buveur de café aux terrasses de bistrots et pourfendeur de Sudoku..

Souhaitons-lui de nous faire longtemps encore rire et sourire par sa verve souvent gaillarde et imagée.

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Le 4 mars 2016

Second forum citoyen

 

Beaucoup de participants et un nombre impressionnant d'élus, les questions / réponses s'engagent dans une atmosphère bon enfant.

 

Avant toute question,  il est rappelé qu'à partir du 7 mars début des travaux boulevard Paul André et annoncé que la navette du Suve ne fonctionnera plus que le matin... Alors là je ne suis pas LA Courge mais sur ce coup là je me sens très très courge quand-même puisque les navettes devaient aux dernières nouvelles être étendues aux dimanches et lundis et que finalement non seulement celle du Suve se limitera aux matins mais de plus il nous est annoncé que nos navettes gratuites devraient devenir... payantes !

Pourquoi ne peut-on pas mettre de procès-verbaux aux gens qui se servent de Vence comme d'une déchetterie ?  Parce que c'est une procédure très lourde. Jusqu'ici la mairie a surtout fait de la prévention, de l'information mais, elle précise que, lassée, elle a décidé qu'en cas de récidives avérées, les contrevenants seraient dorénavant verbalisés. Bien entendu Jean-Luc Fiori préférerait que la mairie ne passe pas à l'étape répressive mais la mairie explique avoir déjà suffisamment prévenu.

Au sujet des déchets verts, serait-il possible qu'une benne mobile passe dans les quartiers? Il y en avait une jusqu'à l'automne et il y en aura de nouveau à partir du printemps. Il est rappelé que les feux de jardin sont formellement interdits.

La dangerosité pour les piétons des cyclistes sur les trottoirs Vençois: La loi est claire à ce sujet, seuls les enfants de moins de 8 ans ont le droit de rouler sur les trottoirs, les autres doivent emprunter les pistes cyclables ou, à défaut, la route.

Concernant les déjections canines, la Mairie assure que si un contrevenant est pris sur le fait, il écopera d'une amende. Une personne demande à ce que les propriétaires de chiens soient aussi punis si leur petit compagnon urine: rire général !

Il est rappelé que les chiens doivent impérativement être attachés en centre ville sous peine de fourrière et d'amende pour le maître.

En ce qui concerne la piscine, il a été imaginé au début du mandat de faire juste couvrir la piscine actuelle, mais celle-ci étant déjà âgée,  le rapport qualité prix n'était pas très intéressant. Il a ensuite envisagé de faire un gros complexe aquatique incluant le dojo et le boulodrome avec l'aide éventuelle des petites villes environnantes, celles-ci ne souhaitant pas s'impliquer et après différentes études, le coût est trop important. 

La mairie est donc maintenant orientée sur un complexe aquatique ludique et attractif mais de taille raisonnable, elle attend les devis pour interroger les Vençois sur leurs souhaits concernant le choix définitif du complexe.

Quelqu'un soulève la question de l'éradication des nids de frelons asiatiques,  l'adjoint à l'environnement tente de répondre mais la personne l'invective sans arrêt, s'en suit une cacophonie épuisante intranscriptible, d'où mon manque d'éclaircissements sur le sujet dont je vous prie, chers lecteurs, de m'excuser.

 

Le prochain forum se tiendra le premier avril, et ce n'est pas une blague !

 

Emmanuèle Pillard-Le Breton 

Le 4 mars 2016

LE BLUES DANS TOUS SES ÉTATS

 

  Une conférence de Jean-Sylvain CABOT rythmée déjà par son sujet, et par de nombreux extraits musicaux qui rendent cette après-midi, dans la petit salle de la médiathèque, particulièrement attrayante. Le blues va naître au XVIIIe siècle dans les vastes champs de coton, réclamant beaucoup de main-d’œuvre, et où les noirs réduits en esclavage essaient de trouver un dérivatif avec le chant. Chant de travail, chant de repos le soir rythmé par des instruments le plus souvent improvisés. Leur musique est adaptée d’airs en vogue à leur époque. Elle se danse aussi. Avec le temps le blues va devenir un courant musical à part entière, trouvant sa place dans le jazz, lui-même issu de différentes influences.

   Vers 192O sort le premier enregistrement connu. Des troupes itinérantes se forment ; en 1921 le chanteur Many Smith atteint le vedettariat. Beaucoup d’enregistrements vont se succéder durant la période 1930. Rythmes parfois violents mais adoucis par le Gospel issu des mouvements religieux.

  À cette époque aussi, les conditions sociales changent. Si l’esclavage est aboli depuis longtemps, reste l’Apartheid qui ne disparaitra qu’au début des années 60. Avec l’apparition des machines agricoles, les noirs - principale main-d’œuvre - partent travailler dans les usines des grands centres industriels, apportant avec eux leur musique à laquelle les grands producteurs de disques s’intéressent de plus en plus.

   C’est à Memphis, dans le Tennessee, que se fixent beaucoup de bluesmen et leurs orchestres, et d’où sortiront pour la postérité musicale beaucoup de noms, tels Timons Walkers, Willy Dixon, Charly Patton, et plus tard au milieu des années 50, au début du Rock ‘n Roll, Chuck Berry ou Presley.

Raymond ARDISSON

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